Retours

Les coulisses de la révolution

sam 20 fév 2016

En février dernier, la Ferme du Buisson accueillait pour deux dates la dernière création de Joël Pommerat titrée Ça ira (1) Fin de Louis, un spectacle qui fait appel à des amateurs pour constituer les "forces vives" de l’assemblée. Fabienne est l’une de ces forces vives. Elle nous raconte son expérience.

Pourquoi aviez-vous souhaité faire partie des « forces vives » ?

J’ai intégré un groupe de théâtre cette année. Une personne de l’équipe des relations avec les publics est venue dans notre cours présenter la Ferme et a parlé de ce projet de Joël Pommerat. Lors de l’appel à candidature, j’ai donc postulé. J’avais beaucoup entendu parler du metteur en scène et le fait que c’était un travail de groupe me séduisait particulièrement. Je dois avouer que j’étais plutôt effrayée et anxieuse. C’était un challenge.

 

Comment s’est déroulée la préparation en amont des représentations ?

Accueillis par Georgine, de l’équipe des relations avec les publics de la Ferme, et Philippe Carbonneaux, le collaborateur de Joël Pommerat, nous avons tout de suite été mis à l’aise. Nous nous sommes présentés : le côté rassurant était de voir que je n’étais pas la seule à débuter au théâtre ! Le groupe était très hétérogène mais tout le monde était là pour le plaisir de partager cette expérience avec des acteurs professionnels. On a d’abord regardé la vidéo du spectacle pour comprendre le contexte des scènes dans lesquelles nous interviendrions afin de réagir au bon moment et correctement. Comme il n’y avait pas de texte à apprendre et qu’il s’agissait d’improvisation, nous avons travaillé les applaudissements, les façons d’interpeler. Il y a également eu une séance avec la costumière. Enfin, le jour de la première représentation, nous avons répété avec l’ensemble des comédiens et Joël Pommerat.

 

Comment vous sentiez-vous pendant le spectacle ?

Au début du spectacle, la surprise du public qui nous découvre dans la salle m’a amusée. Ensuite, la principale difficulté résidait dans le fait de faire partie du spectacle tout en le regardant, de rester concentré tout en profitant de ce moment. Nous étions plus à l’aise lors de la seconde représentation, je me sentais un peu plus légitime. Car se pose la question de la légitimé de faire partie d’un si gros spectacle quand on n’a pas d’expérience, c’est intimidant. Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette expérience ? Ce qui m’a vraiment marqué, c’est le partage. Un partage avec les comédiens qui nous ont totalement intégrés à l’équipe mais surtout une grande solidarité entre les différents membres du groupe des forces vives.